UE-Mercosur : un nouvel élan

UE-Mercosur : un nouvel élan

Le ministre brésilien des Affaires étrangères vise un accord cette année

Après le Japon, le Mercosur ? Alors que l'Union européenne est décidée à profiter des tergiversations américaines pour pousser son avantage commercial, le prochain grand accord en vue pourrait être celui avec le marché de quatre pays constitué par le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay - le Venezuela en a été suspendu en raison de sa dérive autoritaire. Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Aloysio Nunes Ferreira, vient de rencontrer, à Bruxelles, les principaux protagonistes des négociations, son pays assurant la présidence tournante du Mercosur. Il vise un accord avant la fin de l'année.

Un tel rapprochement, évoqué depuis des années, a longtemps été bloqué , faute de volonté politique. Aujourd'hui, « l'importance de l'ouverture de nos marchés est un point sur lequel tout le monde est d'accord » parmi les membres du Mercosur, a jugé Aloysio Nunes Ferreira, lors d'un entretien. Il tient également à rassurer : quelles que soient les futures évolutions gouvernementales au Brésil, « ce sujet est l'un de ceux sur lesquels il n'y a pas de divergence parmi les partis politiques, contrairement à ce qu'on peut constater dans certains pays européens ». Quant à l'Union européenne, précisément, il veut croire qu'elle gardera le cap de l'ouverture. « Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mentionné l'accord avec le Mercosur dans un discours aujourd'hui. Je n'ai pas inventé d'appareil pour détecter la sincérité des gens. Je suis obligé de croire ce qu'ils disent ».

Points de crispation

Mais les négociations sont encore loin d'aboutir. Les sujets de l'éthanol, du sucre, ou encore de la viande de boeuf restent des points de crispation  : l'Europe aimerait se protéger de déferlantes sud-américaines Le ministre brésilien est clair : une proposition d'accord excluant ces produits sera catégoriquement rejetée : « un accord doit être gagnant gagnant », plaide-t-il avant d'appeler à « mettre carte sur table le plus tôt possible » en prenant de la hauteur. S'il reconnaît le caractère sensible de certains sujets en Europe, il appelle à ne pas perdre de vue l'intérêt global de la négociation pour la partie européenne : la perspective d'un marché de 260 millions d'habitants, sur lequel les Européens pourront vendre des produits agricoles, des machines-outils ou du boeuf haut de gamme. « Nous ne demandons pas une faveur. N'oublions pas que le Brésil est la huitième économie mondiale ».

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