L'Union Européenne appelle à une réforme urgente de l'OMC

L'Union Européenne appelle à une réforme urgente de l'OMC

16/09 Le vice-président de l'exécutif européen, Valdis Dombrovskis, a plaidé jeudi pour une réforme urgente de l'Organisation mondiale du commerce, se disant prêt à envisager d'importantes réformes du système de règlement des disputes commerciales. Valdis Dombrovskis s'est exprimé à l'occasion de sa visite à Genève où il a rencontré la directrice générale de l'OMC, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, au siège de l'organisation.

Il a ensuite présenté les priorités de l'UE pour le futur de l'OMC, à deux mois de la conférence ministérielle de l'organisation, qui doit se dérouler du 30 novembre au 3 décembre à Genève. «Le visage du commerce a considérablement changé depuis la création de l'OMC. En revanche, les règles qui régissent l'organisation n'ont pas changé», a déclaré Valdis Dombrovskis. «Dans sa forme et son état actuels, l'OMC est prise entre le marteau et l'enclume. Sa fonction de négociation est paralysée. Son système de règlement des différends est gelé», a-t-il constaté, en soulignant également que les membres de l'OMC sont divisés sur l'avenir de l'organisation. Il a estimé pour sa part que «l'OMC a un besoin urgent de réforme».

L'UE disposée à engager «des réformes majeures»
Diplomates et experts s'accordent à dire que l'OMC s'avère être depuis des années impuissante à relancer des négociations d'envergure. L'administration de Donald Trump a par ailleurs torpillé le bras juridique de l'organisation, en bloquant la nomination des juges. Une paralysie à laquelle le nouveau président américain Joe Biden n'a pour l'instant pas mis fin.

À Genève, Valdis Dombrovskis a notamment plaidé pour une réforme de la facilitation de l'investissement et des règles relatives aux subventions, y compris les subventions industrielles et agricoles. Le vice-président de la Commission a également estimé que l'OMC devait jouer un plus grand rôle dans les «grands problèmes de notre époque, qu'il s'agisse des questions de santé, du changement climatique ou du numérique». Il a également affirmé que l'UE était disposée à «envisager des réformes majeures» du tribunal d'appel du bras judiciaire de l'OMC, «à condition qu'elles rendent le système de règlement des différends plus efficace et plus légitime».

Fin novembre à Genève, «nous devons entamer un processus sérieux de négociations sur les réformes du règlement des différends en vue de disposer d'un système pleinement opérationnel au plus tard à la 13e conférence ministérielle», a-t-il dit, en soulignant qu'il fallait que «les États-Unis soient à bord pour mener une réforme significative de l'OMC». L'une des priorités de la nouvelle directrice de l'OMC consiste à rebâtir cet organe de règlement des différends. Elle entend également présenter à la prochaine Conférence ministérielle de l'organisation un accord sur les subventions à la pêche - qui est pour l'heure au point mort - pour démontrer que l'OMC peut encore produire des avancées multilatérales.

Valdis Dombrovskis a estimé qu'un accord en la matière était «faisable», mais a souligné que des pays qui possédaient de très grandes flottes de pêche «comme la Chine ne devraient pas réclamer un traitement spécial et différencié». Il s'est montré globalement confiant quant au fait que la réunion à Genève permettrait d'obtenir des «résultats significatifs», soulignant qu'il y avait «un élan favorable» grâce à l'arrivée à l'OMC d'une nouvelle directrice générale «dynamique» et aux États-Unis d'une nouvelle administration «beaucoup plus engagée dans le multilatéralisme que ne l'était la précédente administration Trump».

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