L'Argentine à nouveau proche d'embarquer sur les patrouilleurs de Naval Group

L'Argentine à nouveau proche d'embarquer sur les patrouilleurs de Naval Group

Le groupe Naval devrait vendre à l'Argentine quatre patrouilleurs, dont l'Adroit pour un montant de 300 millions d'euros

Le groupe Naval devrait vendre à l'Argentine quatre patrouilleurs, dont l'Adroit pour un montant de 300 millions d'euros.

Nouveau rebondissement en Argentine dans la vente de quatre patrouilleurs fabriqués par Naval Group. Après avoir tenté de privilégier le chantier naval espagnol Gondan, Buenos Aires serait près de signer un contrat avec la France pour l'acquisition de quatre patrouilleurs, dont un d'occasion (L'Adroit) pour un montant estimé à 300 millions d'euros environ. Selon des sources concordantes, la semaine dernière, une délégation de haut niveau de Naval Group, dont le PDG Hervé Guillou, était en Argentine pour négocier les termes d'un accord avec le gouvernement argentin, notamment le ministre des Affaires étrangères, Jorge Faurie, un proche du président Mauricio Macri. Naval Group a baissé le montant de la transaction en incluant l'Adroit, qui a d'ailleurs déjà fait escale à Buenos Aires, pour séduire les Argentins.

S'il faut encore rester prudent sur la finalisation de cette vente, l'opération serait une très bonne nouvelle pour le site de Naval Group à Lorient, qui récupérerait de la charge de travail. Une annonce pourrait intervenir dans les prochaines semaines. Depuis plusieurs semaines, les relations entre l'Argentine et la France s'étaient semble-t-il apaisées. Un premier geste avait été envoyé avec la vente de cinq avions de combat Super Etendard à l'armée de l'air argentine lors de la visite le 26 janvier à Paris de Mauricio Macri. Ainsi les deux pays ont signé un accord "pour la vente de cinq Super Etendard modernisés et de leurs équipements aux forces armées argentines", avait annoncé Emmanuel Macron lors de la conférence de presse commune avec Mauricio Macri. Ce qui peut expliquer le retour en grâce de Naval Group...

Une compétition remportée de haute lutte

Tout commence en mai 2016 quand l'Argentine lance un appel d'offres pour doter sa marine de quatre nouveaux patrouilleurs. En juin, Buenos Aires, qui souhaite un accord de gouvernement à gouvernement, sélectionne la France et le groupe public Naval Group dans le cadre de cette compétition. Le groupe naval tricolore gagne la compétition face à deux rivaux, l'espagnol Navantia et le chinois CSIC (China Shipbuilding Industry Corporation). Fin 2016, Mauricio Macri donne aussi son accord. A partir de février-mars 2017, l'Argentine et la France négocient le contrat commercial, puis, en juin, la marine parvient à un accord avec Naval Group. Elle envoie le contrat au ministère de la Défense pour qu'il suive le processus administratif ad hoc.

Mais les premiers nuages pointent à l'horizon avec le changement du ministre de la Défense le 14 juillet et de ses équipes. Conséquence, le processus d'approbation du contrat est en toute logique fortement ralenti avec l'arrivée du nouveau ministre. En parallèle, la France et l'Argentine continuent de négocier le financement du projet jusqu'au mois d'août. Un accord est finalement trouvé dans les derniers jours d'août avec une offre de financement à 100% remboursable sur huit ans.  Dès lors, le contrat est prêt à la signature début septembre. Ce résultat est le fruit d'un très bon travail de la fameuse équipe de France (État, industriels, banques).

Mais contre toute attente plus rien ne se passe. Les Français s'étonnent de ce silence auprès des Argentins. Ces derniers reconnaissent bien volontiers la victoire de Naval Group mais disent étudier en parallèle une offre moins chère et mieux-disante sur le plan opérationnel de Gondan. Et très vite, les Argentins mettent la pression sur la France en expliquant que si la France et l'Argentine ne parviennent pas à signer, Buenos Aires serait obligé de lancer un nouvel appel d'offres. Ce qui a tendu en fin d'année dernière les relations entre Buenos Aires et Paris, qui estimait que ce revirement n'était "pas très clair". Mais désormais tout semble rentrait dans l'ordre...

 

 

 

 

Le groupe Naval devrait vendre à l'Argentine quatre patrouilleurs, dont l'Adroit pour un montant de 300 millions d'euros.

Nouveau rebondissement en Argentine dans la vente de quatre patrouilleurs fabriqués par Naval Group. Après avoir tenté de privilégier le chantier naval espagnol Gondan, Buenos Aires serait près de signer un contrat avec la France pour l'acquisition de quatre patrouilleurs, dont un d'occasion (L'Adroit) pour un montant estimé à 300 millions d'euros environ. Selon des sources concordantes, la semaine dernière, une délégation de haut niveau de Naval Group, dont le PDG Hervé Guillou, était en Argentine pour négocier les termes d'un accord avec le gouvernement argentin, notamment le ministre des Affaires étrangères, Jorge Faurie, un proche du président Mauricio Macri. Naval Group a baissé le montant de la transaction en incluant l'Adroit, qui a d'ailleurs déjà fait escale à Buenos Aires, pour séduire les Argentins.

S'il faut encore rester prudent sur la finalisation de cette vente, l'opération serait une très bonne nouvelle pour le site de Naval Group à Lorient, qui récupérerait de la charge de travail. Une annonce pourrait intervenir dans les prochaines semaines. Depuis plusieurs semaines, les relations entre l'Argentine et la France s'étaient semble-t-il apaisées. Un premier geste avait été envoyé avec la vente de cinq avions de combat Super Etendard à l'armée de l'air argentine lors de la visite le 26 janvier à Paris de Mauricio Macri. Ainsi les deux pays ont signé un accord "pour la vente de cinq Super Etendard modernisés et de leurs équipements aux forces armées argentines", avait annoncé Emmanuel Macron lors de la conférence de presse commune avec Mauricio Macri. Ce qui peut expliquer le retour en grâce de Naval Group...

Une compétition remportée de haute lutte

Tout commence en mai 2016 quand l'Argentine lance un appel d'offres pour doter sa marine de quatre nouveaux patrouilleurs. En juin, Buenos Aires, qui souhaite un accord de gouvernement à gouvernement, sélectionne la France et le groupe public Naval Group dans le cadre de cette compétition. Le groupe naval tricolore gagne la compétition face à deux rivaux, l'espagnol Navantia et le chinois CSIC (China Shipbuilding Industry Corporation). Fin 2016, Mauricio Macri donne aussi son accord. A partir de février-mars 2017, l'Argentine et la France négocient le contrat commercial, puis, en juin, la marine parvient à un accord avec Naval Group. Elle envoie le contrat au ministère de la Défense pour qu'il suive le processus administratif ad hoc.

Mais les premiers nuages pointent à l'horizon avec le changement du ministre de la Défense le 14 juillet et de ses équipes. Conséquence, le processus d'approbation du contrat est en toute logique fortement ralenti avec l'arrivée du nouveau ministre. En parallèle, la France et l'Argentine continuent de négocier le financement du projet jusqu'au mois d'août. Un accord est finalement trouvé dans les derniers jours d'août avec une offre de financement à 100% remboursable sur huit ans.  Dès lors, le contrat est prêt à la signature début septembre. Ce résultat est le fruit d'un très bon travail de la fameuse équipe de France (État, industriels, banques).

Mais contre toute attente plus rien ne se passe. Les Français s'étonnent de ce silence auprès des Argentins. Ces derniers reconnaissent bien volontiers la victoire de Naval Group mais disent étudier en parallèle une offre moins chère et mieux-disante sur le plan opérationnel de Gondan. Et très vite, les Argentins mettent la pression sur la France en expliquant que si la France et l'Argentine ne parviennent pas à signer, Buenos Aires serait obligé de lancer un nouvel appel d'offres. Ce qui a tendu en fin d'année dernière les relations entre Buenos Aires et Paris, qui estimait que ce revirement n'était "pas très clair". Mais désormais tout semble rentrait dans l'ordre...

 

 

 

 

 

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