La montée des risques pèse sur l'économie mondiale

La montée des risques pèse sur l'économie mondiale

Le Fonds monétaire international revoit «modestement» à la baisse ses prévisions et s'inquiète pour la zone euro.

Attention danger! Le ciel s'obscurcit «plus vite que prévu», a mis en garde lundi à Davos le Fonds monétaire international (FMI). La croissance de l'économie a beau être restée proche, à 3,7 % l'an dernier, des plus hauts atteints depuis la crise de 2008, les nuages s'accumulent. Pour l'instant, l'organisme qui veille à la bonne santé de l'économie mondiale revoit «modestement» à la baisse ses prévisions. Le PIB mondial devrait croître de 3,5 % au lieu de 3,7 % cette année et de 3,6 % (- 0,1) en 2020. «Après deux années d'une solide expansion, l'économie mondiale croît plus lentement qu'attendu et les risques augmentent», a résumé la directrice générale du fonds, Christine Lagarde. «Est-ce que cela signifie qu'une récession mondiale nous attend au coin de la rue ? Non» Christine Lagarde, directrice générale du FMI «Est-ce que cela signifie qu'une récession mondiale nous attend au coin de la rue? Non», a-t-elle précisé. Tout en appelant les dirigeants à se tenir prêts à «un ralentissement sérieux» et à renforcer la résilience de leurs économies. Alors que l'an dernier, les marchés financiers dans les pays matures ont paru décorrélés des tensions commerciales, ce n'est plus le cas, pointe Gita Gopinath, la nouvelle cheffe économiste du FMI. Et globalement, les moteurs de la croissance s'affaiblissent. Le commerce international et les investissements ont ralenti, de même que la production en dehors des États-Unis. Une escalade des tensions commerciales et le durcissement des conditions financières aggraveraient les risques. Réforme de l'OMC C'est surtout dans la zone euro, en particulier en Allemagne (où l'industrie automobile est pénalisée par des mesures écologiques), en Italie et en France où l'activité est affectée par les «gilets jaunes» que le FMI revoit la croissance à la baisse. Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, inutile d'être plus pessimiste que prévu, estime le Fonds. Aux États-Unis, celui-ci tablait déjà sur un fort ralentissement (1,8 % en 2020 contre 2,9 % en 2018) lié à la fin des incitations fiscales. Outre-Manche, la croissance devrait progresser légèrement, à condition qu'un accord sur le Brexit soit conclu. Dans les pays en développement, le rythme de PIB devrait finalement être un peu moins soutenu que l'an dernier (- 0,1) mais rebondira de 0,4 point (+ 4,9%) dès 2020, suppute le FMI, grâce aux sursauts attendus en Turquie et en Argentine. La Chine devrait comme prévu afficher une croissance de 6,2 % en 2019 et 2020, sauf si la guerre commerciale ne se calme pas. C'est sur ce terrain que le FMI situe les urgences. Il faut éliminer les incertitudes commerciales pour éviter de fragiliser une économie mondiale qui ralentit déjà, conseille la cheffe économiste. Elle recommande d'avancer sur la réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

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