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Grève du 5 décembre: une mobilisation forte et pas de renoncement

Grève du 5 décembre: une mobilisation forte et pas de renoncement

05/12 - 15:19 - Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé jeudi 5 décembre pour protester contre la réforme des retraites. Le gouvernement, qui n’entend pas renoncer, doit faire des propositions en début de semaine prochaine pour sortir de la crise.

Avec des centaines de milliers de personnes dans les rues, et un cheminot et un instituteur sur deux en grève, la mobilisation contre la réforme des retraites marque un succès pour les syndicats contestataires. La grève est reconduite vendredi 6 décembre dans les transports et même jusqu’au lundi 9 décembre à la RATP.

Une situation que déplore Laurent Berger à la CFDT : « On est en train de se foutre sur la gueule pour un truc dont on ne connaît pas le contenu. » Les incidents violents en marge du cortège parisien à l’heure où nous terminons cette édition semblent lui donner raison.

Pas de renoncement mais une prise en compte des spécificités

Jean-Paul Delevoye poursuit tout de même les négociations, avant de rendre ses conclusions. Le premier ministre Édouard Philippe précisera le contenu de la réforme, probablement en milieu de semaine prochaine. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a assuré jeudi 5 décembre que le système universel « prendrait en compte les situations spécifiques ».

Un abandon de la réforme, qui doit être présentée en conseil des ministres début 2020, n’est pas prévu. Emmanuel Macron l’a rappelé plusieurs fois, il ne renoncera pas. Jeudi 5 matin, Gilles Le Gendre, patron des députés LREM, a réaffirmé : « Nous ne calerons pas. » Alors comment s’en sortir ? Plusieurs cartes sont dans la manche de l’exécutif.

Une transition longue et échelonnée

D’abord, renoncer à une réforme « paramétrique » d’économies de court terme. A priori, le gouvernement n’y serait pas opposé. Charge alors à la gouvernance du futur système universel de parvenir à un équilibre financier. « Mais cela n’apaisera pas les régimes spéciaux et les enseignants », estime une source syndicale.

La « clause du grand-père », en vertu de laquelle la réforme ne serait appliquée qu’aux nouveaux entrants sur le marché du travail ne devrait pas être retenue. Mais un report de la réforme pour tout le monde, assorti de périodes de transition différentes selon les professions est possible.

Sibeth Ndiaye a expliqué qu’« un certain nombre de catégories où des transitions doivent être opérées ne basculeront pas dans un nouveau système tant que nous n’aurons pas défini les modalités de cette transition ».

Des mesures plus spécifiques

La prise en compte de la pénibilité est aussi sur la table. Les propositions remises en juillet par Jean-Paul Delevoye ouvraient la possibilité d’élargir le compte professionnel de prévention aux agents publics, en échange de l’alignement des régimes. Sauf que les conditions du compte sont restreintes et que les points acquis au titre de la pénibilité permettent, au mieux, de partir deux ans avant l’âge minimum légal.

Assouplir le dispositif permettrait de répondre, en partie, aux inquiétudes du personnel hospitalier. Une meilleure prise en compte de la pénibilité est d’ailleurs réclamée par tous les partis politiques, des Républicains à la France insoumise. Enfin, pour les enseignants, des garanties de revalorisations pourraient être apportées.

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