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Foulards rouges : à Paris, les slogans contre les Gilets jaunes ont fusé

Foulards rouges : à Paris, les slogans contre les Gilets jaunes ont fusé

Dans la manifestation des Foulards rouges ce dimanche, de nombreux messages contre les violences de certains Gilets jaunes sont revenus. Tout comme les soutiens au président de la République.

Une grosse dizaine de parlementaires LREM, en rang derrière une cordelette verte, scande : « On a voté ! On a voté ! » Ou encore : « Liberté ! Egalité ! Fraternité ! » Jean-Michel Fauvergue défile, gros cigare à la bouche. Laurianne Rossi s’époumone. Certains ont noué un drapeau tricolore sur leurs épaules. La troupe sourit lorsque fusent les… « Mélenchon démission ».

Ils sont venus « affirmer qu’il y a des valeurs à respecter », dixit Fauvergue. « Défendre notre démocratie représentative », avance Rossi. « Pour ne pas laisser la rue aux Gilets jaunes », dire qu’« on ne peut pas paralyser le pays », plaide François Patriat, président du groupe LREM au Sénat.

Tempes grises pour beaucoup, tee-shirt « J’aime ma République » pour certains, électeurs ou sympathisants d’Emmanuel Macron en très grande majorité, ils étaient environ 2 000, place de la Nation à Paris, sous la pluie, au départ de cette marche organisée dimanche par les « Foulards rouges ». A l’arrivée, place de la Bastille, la préfecture de police de Paris compte 10 500 manifestants.

Marie-Line Houard, 62 ans, adhérente de LREM, est « là parce qu’il y a trop d’exactions contre notre démocratie, nos élus, nos forces de l’ordre ». Ingrid, retraitée, peste contre les « Gilets jaunes » : « On peut leur proposer n’importe quoi, ils ne veulent rien entendre. C’est abominable ! »

Quatre d’entre eux sont venus protester « contre les violences policières » au passage de la manifestation. Réplique des « Foulards rouges » : « Dehors les fachos ! » Tous clament, parlementaires compris, à intervalles réguliers, « Vive nos policiers ! Vive nos gendarmes ! » « Nous aussi, on est le peuple », prône cette foule, d’où émerge une pancarte, clin d’œil à de Gaulle en Mai 68, « Oui, à la réforme. Non, à la chienlit. »

LREM n’a pas appelé à manifester. Aucun ministre ne s’est déplacé. Le président, lui, est en Egypte. Mais en coulisses, certains ne boudent pas leur plaisir, en voyant défiler cette « France qui n’accepte plus le blocage et les violences de quelques-uns ». « Quand vous êtes sous une douche froide matin, midi et soir, et qu’un mec qui vous tend une serviette, vous avez envie de dire : il est bien celui-là ! » sourit un Macroniste. Mais il s’agit de ne pas le dire trop fort. Ne pas donner le sentiment de verser dans la récupération, ou de vouloir diviser.

« Toute l’énergie de LREM doit se concentrer sur la réussite du Grand débat pour qu’il permette, je l’espère, d’apaiser et de rassembler. Il faut prendre garde au risque de la perception du camp contre camp », commente ainsi Philippe Grangeon, dirigeant de LREM, très proche du président.

Un vœu pieux ? Dimanche, place de la Bastille, une trentaine de « Gilets jaunes » avaient déployé une banderole « Macron Destitution » pour accueillir les « Foulards rouges ». Huées et invectives de part et d’autre.

 

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