En baisse pour la 4e journée d'affilée, le Cac 40 flirte désormais avec les 5.300 points

En baisse pour la 4e journée d'affilée, le Cac 40 flirte désormais avec les 5.300 points

De justesse ! Le Cac 40 est parvenu in extremis à préserver les 5.300 points. L’indice parisien, en baisse pour quatrième séance consécutive, abandonne 1,82 %, à 5.305,22 points. ArcelorMittal, STMicroelectronics et TechnipFMC lâchent plus de 4,5 %. A la crise en Turquie s’est ajoutée une plainte de la Chine contre les Etats-Unis auprès de l’OMC.

Il était illusoire de penser que le Cac 40 aurait mis à profit ce jour férié du 15 août - néanmoins ouvert aux échanges sur les marchés financiers – pour regagner du terrain perdu ces derniers jours. Pour la quatrième séance d’affilée, l’indice parisien, qui a accentué ses pertes après l’ouverture de Wall Street, abandonne 1,82 % à la clôture, ce qui le ramène tout près du seuil des 5.300 points, à 5.305,22 points très exactement. Il s’agit de son plus bas niveau depuis le 2 juillet. Le volume d’affaires, plutôt important pour un jour férié, s’est établi à 3,87 milliards d’euros. Outre-Atlantique, le Dow Jones et le Nasdaq Composite lâchent 1 % et 1,4 % respectivement, tandis que l’indice Cboe Volatility fait un bond à 16,6, contre 12,1 mardi soir.  

Le rebond de la livre turque, dont les turpitudes de la fin de semaine dernière avaient plombé le moral des opérateurs, n’a été d’aucun secours. Les annonces de la Banque centrale turque, qui va approvisionner les banques en liquidités, et celles de l’agence de régulation et de supervision bancaires, qui va réduire de moitié les capacités des préteurs pour les opérations de swaps, n’ont pas rassuré non plus les investisseurs, qui en attendent plus de la part des autorités et restent paralysés à l’idée d’une contagion de la crise turque à d’autres pays émergents.

Ainsi, le peso argentin est tombé, lundi, à son plus bas niveau jamais enregistré face au dollar, sous l’effet couplé de la chute de la livre turque et d’un scandale de corruption. La Banque centrale a été contrainte d’intervenir pour calmer le jeu : elle a, coup sur coup, relevé son taux directeur de 40 à 45 %, suspendu temporairement la vente quotidienne de dollars provenant de l'aide financière apportée par le Fonds monétaire international et annoncé la mise en circulation de 500 millions de dollars puisés dans ses réserves.

La Chine saisit l’OMC

Si l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Brésil ou l’Indonésie ont tremblé, ces pays ne sont rien à côté du gros morceau que représente l’Italie. Dans un entretien publié ce dimanche par Libero, le sous-secrétaire des services de la présidence du Conseil, Giancarlo Giorgetti, a indiqué que « les spéculateurs vont sans doute attaquer les marchés financiers italiens ce mois-ci mais l’Italie a les moyens de se défendre […] Les volumes d’affaires sont faibles l’été, cela permet de préparer le terrain à des initiatives agressives contre les pays, regardez la Turquie. »

Pour ajouter à la tension ambiante, Pékin a déposé, mardi, une plainte auprès de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) au sujet des droits de douane américains sur les panneaux solaires importés de Chine et des subventions accordées par les Etats-Unis à leurs fabricants. « La plainte chinoise fait monter la crise commerciale à un niveau supérieur, ce qui continue à peser sur les marchés, comme cela été le cas ces deux derniers mois », commente Randy Frederick, responsable des dérivés chez Charles Schwab, interrogé par Reuters. Toutes ces craintes cumulées ont envoyé au tapis les cours de certaines matières premières, à l’image du cuivre, qui est tombé sous le seuil des 6.000 dollars.

Clash sur le titre Tencent

Du côté des valeurs, le géant chinois Tencent et l’américain Macy’s sont les têtes d’affiche de cette séance de mercredi. Le numéro un mondial des médias et jeux vidéo Tencent a annoncé des profits en baisse, et en deçà des attentes, alors que le régulateur national n’a plus délivré de licences depuis plusieurs mois. Cette baisse, qui n’est que de 2 % sur un an, atteint 23 % en glissement trimestriel mais, surtout, il s’agit de la première depuis treize ans, ce qui explique la déception des opérateurs. La Bourse de Hong Kong étant fermée, il faudra attendre demain pour voir la réaction du titre Tencent mais, à Johannesbourg, où elle est cotée, l’action Naspers, le plus gros actionnaire du propriétaire de WeChat et Clash of Clans, a perdu jusqu’à 10 %. Dans le sillage de la publication de Tencent, les valeurs technologiques à New York accusent le coup, à l’instar de Facebook (- 2,2 %), Apple (- 0,4 %) ou Alphabet (- 1,85 %). Le titre du géant des grands magasins Macy’s est encore plus secoué : - 13 %. Le groupe a pourtant dévoilé des résultats trimestriels meilleurs que prévu et relevé ses perspectives. « Macy’s est peut-être vendu ce matin sur des prises de bénéfices », avance Brian Tunick, analyste chez RBC Capital Markets, en guise d’explication. Il faut noter qu’entre le 1er janvier et le 14 août, le titre a fait un bond de 66 %.

A Paris, ArcelorMittal, STMicroelectronics et TechnipFMC signent les trois plus grosses contre-performances du jour : - 4,76 %, - 4,67 % et – 4,52 %. Valeo accuse également une forte baisse, de – 3,36 %, pénalisé par une dégradation de HSBC. Le broker a réduit sa recommandation d’« achat » à « conserver » sur l’équipementier automobile. De l’autre côté du palmarès, on retrouve comme unique rescapé du jour Publicis. Le titre du groupe de communication prend 0,81 %.

En dehors de l’indice phare, Eramet, est lanterne rouge du SRD, abandonne 7,65 %, tandis qu’Amundi parvient à gagner 1,1 % - après un bond de 7,15 % en matinée – grâce au relèvement d’opinion de Morgan Stanley, qui passe de « pondération en ligne » à « surpondérer ».

 

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