En Argentine, l’ire des grands producteurs de soja

En Argentine, l’ire des grands producteurs de soja

C’est le premier conflit d’ampleur avec le secteur agricole, le plus dynamique de l’économie argentine, auquel doit faire face Alberto Fernandez.

Le président de centre gauche, au pouvoir depuis décembre 2019, a dû affronter, du lundi 9 au jeudi 12 mars, une grève lancée par les grandes fédérations patronales d’agriculteurs.

La mise à l’arrêt de la commercialisation de graines, de céréales et de bétail a été « très suivie », selon les quatre organisations qui soutenaient le mouvement. Celui-ci fait suite à la décision du gouvernement de mettre en place un nouveau système de retenciones, les taxes sur les exportations, qui prévoit notamment de faire passer de 30 % à 33 % le taux d’imposition des ventes à l’étranger des producteurs de plus de 1 000 tonnes de soja par an. Dans le même temps, les taxes sur les exportations de ceux produisant moins de 1 000 tonnes (soit près de 75 % des producteurs) seront réduites ou plafonnées à 30 %.

Restructuration de la dette

Surnommé « l’or vert », le soja – le plus souvent transgénique, conçu par Monsanto – et ses dérivés, produit phare de l’agriculture argentine, représente plus du quart des exportations du pays. L’Argentine est le premier exportateur mondial de farine et d’huile de soja. Le nouveau gouvernement avait déjà relevé, en décembre 2019, les taxes sur les exportations de soja, les passant de 24,7 % à 30 %, quelle que soit la taille de l’exploitation.

Alors que l’Argentine a terminé 2019 par une récession – avec une contraction de 2,1 % du produit intérieur brut – et que le gouvernement se trouve en pleines négociations pour restructurer la dette avec le Fonds monétaire international et les créanciers privés de Buenos Aires, cette nouvelle mesure vise à mieux redistribuer les richesses au sein du secteur agricole et à générer des recettes fiscales.

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