Dette après une offre « définitive », l’Argentine attend la réponse de ses créanciers

Dette après une offre « définitive », l’Argentine attend la réponse de ses créanciers

L’Argentine espérait une réponse favorable de ses créanciers étrangers après sa nouvelle offre « définitive » qui devait être présentée lundi en vue de restructurer sa dette, un processus indispensable pour relancer son économie mise à mal par la pandémie de coronavirus.

L’Argentine espérait une réponse favorable de ses créanciers étrangers après sa nouvelle offre « définitive » qui devait être présentée lundi en vue de restructurer sa dette, un processus indispensable pour relancer son économie mise à mal par la pandémie de coronavirus.

Près de trois mois après la présentation de sa première offre de restructuration de ses 66 milliards de dollars de dette émise sous législation étrangère, le gouvernement du président Alberto Fernandez (centre gauche) a fait savoir dimanche soir qu’il présenterait sa nouvelle proposition devant la Security Exchange Commission (SEC), à New York, prolongeant la négociation jusqu’au 4 août.

Les discussions avec les créanciers étrangers, lancées le 20 avril, ont déjà été prolongées plusieurs fois. Elles devaient en principe s’achever le 24 juillet.

La dette étrangère de l’Argentine représente un cinquième de sa dette totale, qui s’élève à 324 milliards de dollars, soit 90% du produit intérieur brut du pays.

La divulgation de la nouvelle offre devant le gendarme financier américain devait intervenir à la fermeture des marchés, qui ont déjà réagi favorablement avec une hausse de quelque 14% des sociétés argentines cotées à Wall Street. Autre signe d’optimisme: à Buenos Aires, l’indice Merval a grimpé de plus de 9% à la clôture.

Deux fonds d’investissement, Gramercy et Fintech Advisory, plutôt favorable à une renégociation, se sont montrés satisfaits par la nouvelle proposition.

Selon une source gouvernementale, la dernière offre argentine s’élèverait à « près de 53 dollars » pour 100 dollars, alors que l’offre originale était de 39 dollars, ce qui avait été rejeté par la majorité des créanciers.

« Evidemment, c’est une offre bien meilleure. Il s’agit d’une bonne proposition car ça correspond plus ou moins aux demandes des créanciers et aux conditions de l’Argentine », a expliqué à l’AFP l’analyste économique Sebastian Maril.

La nouvelle proposition argentine ramène le délai de grâce de trois à un an et améliore la rémunération des intérêts et du capital. Au total, le pays s’engage à débourser 2,1 milliards de dollars jusqu’en 2023, contre 300 millions de dollars précédemment, selon les calculs de l’économiste Nery Persichini.

La première offre rejetée en mai prévoyait un délai de grâce de trois ans et une réduction de 62% des intérêts et de 5,4% du capital.

L’Argentine est en défaut de paiement depuis le 22 mai, date à laquelle était dû le paiement d’intérêts de 500 millions de dollars sur trois émissions d’obligations faisant l’objet des discussions. Malgré le défaut, les négociations ont continué.

La marge de manoeuvre du gouvernement est réduite, avec une économie argentine en récession depuis 2018, un taux de pauvreté de 35% et une inflation qui a atteint 53% en 2019, sans compter les conséquences de l’épidémie de coronavirus.

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

www.prensa.cancilleria.gob.ar es un sitio web oficial del Gobierno Argentino