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Crise France-Italie : toujours des tensions, Macron va s’entretenir avec Mattarella

Crise France-Italie : toujours des tensions, Macron va s’entretenir avec Mattarella

Entre Paris et Rome, la tension ne retombe pas, bien que le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, se dise prêt à venir cette semaine en France. Emmanuel Macron devrait, lui, s’entretenir avec le président italien.

Entre Paris et Rome, la tension ne retombe pas, bien que le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, se dise prêt à venir cette semaine en France. Emmanuel Macron devrait, lui, s’entretenir avec le président italien.

Entre Paris et Rome, la colère n’est pas retombée. Depuis le rappel de l’ambassadeur de France en Italie, jeudi, la crise diplomatique entre les deux pays reste aiguë. Même pour convenir d’une rencontre entre Matteo Salvini, vice-Premier ministre et homme fort du gouvernement italien, et son homologue, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les échanges sont relevés. La semaine dernière, l’Italien déclarait ainsi lors d’un meeting électoral qu’il comptait « convoquer » le Français. Réplique agacée de « Casta » : « On ne me convoque pas. »

Ce lundi, le ton semblait s’adoucir à Rome, Salvini annonçant être disposé à se rendre cette semaine à Paris : « Je pense que revenir à de bons rapports est fondamental, le plus tôt sera le mieux. » Une proposition immédiatement balayée côté français. « Pour le moment, il n’est pas prévu de se rendre en Italie. Quand le dialogue aura repris sur des bases nouvelles, sans acrimonie, la question se posera », assène-t-on Place Beauvau.

Depuis le rappel de l’ambassadeur français, si les administrations franco-italiennes continuent de gérer ensemble les affaires courantes, il n’y a pas eu de contact entre les deux exécutifs, hormis des explications de texte par médias interposés. « Il faut toutefois garder des points d’appuis et des relais », relève un diplomate de haut rang. Ainsi, selon nos informations, Emmanuel Macron devrait bientôt s’entretenir par téléphone avec Sergio Mattarella. Le président italien, garant des relations internationales, avait fermement rappelé à l’ordre les partenaires de la coalition gouvernementale après leurs déclarations de soutien aux Gilets jaunes.

Cogner sur Macron rapporte des points

Si le contexte électoral des européennes du 26 mai exacerbe les crispations entre europhobes, à l’est des Alpes, et europhiles, à l’ouest, les escarmouches entre les populistes italiens et le proeuropéen sont récurrentes depuis neuf mois : cogner sur Macron fait grimper dans les sondages. La surenchère est d’autant plus exacerbée que les frères ennemis Salvini (Ligue, nationaliste) et Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles, populiste de gauche), gouvernent certes en coalition, mais restent rivaux. Rivalité exacerbée par la déroute électorale, dimanche, du parti de Di Maio à d’importantes régionales (dans les Abruzzes).

En réalité, les rapports entre Paris et Rome n’ont pas toujours été apaisés. « Il y a toujours eu une relation passionnée et passionnelle, quels que soient les gouvernements », relève la ministre des Affaires européennes. Nathalie Loiseau a elle-même dû se rendre à Rome, lors de la précédente mandature – de Paolo Gentiloni – pour étouffer des crises.

Récemment, celle avec l’industriel Fincantieri, ou au sujet de Libye, traditionnelle « chasse gardée » des Italiens, ou encore, dernièrement, à propos des terroristes repentis des « années de plomb » réfugiés en France à nouveau réclamés par Salvini, dans la foulée de la capture de Cesare Battisti. Jusqu’au tableau de « La Joconde » qui vient de raviver la discorde…

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