Covid-19 : la vaccination ouverte « sans limite d’âge » à partir du 12 mai lorsqu’il reste des doses disponibles, annonce Emmanuel Macron

Covid-19 : la vaccination ouverte « sans limite d’âge » à partir du 12 mai lorsqu’il reste des doses disponibles, annonce Emmanuel Macron

Alors qu’il inaugurait jeudi le premier vaccinodrome de Paris, le président de la République a également déclaré que la vaccination des plus de 50 ans était avancée du 15 au 10 mai.

La vaccination contre le Covid-19 progresse en France et continue de s’ouvrir à de nouveaux publics. Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 6 mai, que tous les Français majeurs pourraient, à partir du 12 mai, « sans limite d’âge », prendre rendez-vous la veille pour le lendemain pour se faire vacciner avec des doses de vaccin non utilisées.

En cas de doses « disponibles le lendemain », il sera ainsi possible de réserver un créneau pour « qu’on ne gâche pas quelque dose que ce soit », a expliqué le chef de l’Etat en inaugurant le premier grand vaccinodrome parisien, porte de Versailles à Paris. Toutes les personnes de plus de 50 ans pourront se faire vacciner à partir du 10 mai, au lieu du 15 comme prévu jusqu’ici, a-t-il également annoncé.

Depuis le début de la campagne de vaccination, 16,7 millions de personnes ont reçu au moins une injection et 7,1 millions ont reçu deux injections, selon un bilan du ministère de la santé publié mercredi. C’est près d’un tiers de la population majeure qui a reçu une première dose – une proportion jugée encore insuffisante pour garantir une diminution de la circulation du virus par nombre d’épidémiologistes.

Emmanuel Macron a annoncé jeudi que les vaccinations contre le Covid seraient ouvertes aux Français de plus de 50 ans dès le lundi 10 mai, avec cinq jours d’avance sur le calendrier initial. En visite dans un centre de vaccination installé porte de Versailles, à Paris, le président de la République a aussi affirmé qu’il serait possible pour tous les adultes, à partir de mercredi prochain, de prendre un rendez-vous pour le lendemain, quel que soit son âge, au cas où des doses resteraient inutilisées en fin de journée.

« A partir de lundi 10, les vaccinations commenceront pour nos concitoyens qui ont plus de 50 ans, donc on va baisser l’âge d’accès aux vaccins », a expliqué M. Macron, précisant que les rendez-vous pourraient être pris dès vendredi. « A partir de mercredi 12, vous pourrez regarder la veille sur le site Doctolib les doses qui sont disponibles et cela quel que soit votre âge, et s’il y a, à l’endroit où vous êtes, des doses qui sont disponibles le lendemain et donc des rendez-vous qui ne sont pas pris, ils seront ouverts sans limite d’âge », a-t-il ajouté, soulignant sa volonté de poursuivre la campagne de vaccination « à marche forcée ».

Lors de ce déplacement dans ce premier vaccinodrome parisien, le chef de l’Etat était accompagné du ministre de la santé, Olivier Véran, et de la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa. Installé dans le hall 5 du Parc des expositions de la porte de Versailles, il est divisé en quatre unités de six boxes chacune, soit 24 lignes de vaccination, où peuvent être vaccinés 2 500 à 3 000 personnes par jour. Ouvert mercredi, il est géré entièrement par la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Ce sont des secouristes qui effectuent les vaccinations, uniquement avec le vaccin de Pfizer pour l’instant. Il doit rester ouvert jusqu’en août.

Le gouvernement s’est fixé comme objectif d’atteindre 20 millions de premières doses injectées au 15 mai, puis 30 millions un mois plus tard. La campagne sera officiellement ouverte à tous les adultes le 15 juin. Pour cela, la France attend plus de flacons des quatre vaccins autorisés en mai (4,5 millions de doses par semaine) et en juin (6,9 millions hebdomadaires).

La direction générale de la santé (DGS) a annoncé, jeudi 6 mai, que les mineurs de 16 et 17 ans atteints de certaines maladies graves pouvaient se faire vacciner contre le Covid-19 à compter de ce jour. Ils pourront recevoir le vaccin de Pfizer-BioNTech, le seul autorisé, à ce stade, pour les 16-17 ans, selon ces nouvelles instructions. Jusqu’à présent, les seuls mineurs auxquels la vaccination était ouverte étaient ceux âgés de 16 et 17 ans, proches de personnes immunodéprimées.

La liste des pathologies « à très haut risque de forme grave de Covid » avait précédemment été établie par les autorités sanitaires pour d’autres classes d’âge plus élevées. Elle comprend notamment les cancers en cours de traitement, les maladies rénales chroniques sévères, les transplantations d’organes, la mucoviscidose, la trisomie 21 ou certaines maladies rares. Au total, le nombre de majeurs concernés par ces pathologies est de 800 000.

La situation épidémique s’améliore, mais les hôpitaux restent surchargés
A deux semaines de la prochaine étape du déconfinement, la situation épidémique s’améliore. Baisse du nombre de malades en réanimation (5 402 mercredi), taux de positivité et d’incidence en baisse : les indicateurs de circulation du SARS-CoV-2 sont plus favorables. Depuis le milieu de la semaine dernière, entre 20 000 et 30 000 cas positifs sont recensés au quotidien. C’est moins que les plus de 50 000 cas quotidiens détectés entre la fin de mars et le début d’avril, mais encore loin du seuil, jamais atteint, de 5 000, retenu par le gouvernement, pour sortir du confinement en décembre 2020.

« Le repli de l’épidémie s’accélère, [mais] il reste toujours plus long qu’au mois de novembre après le deuxième confinement. Notre hôpital et nos services de réanimation sont toujours extrêmement sollicités », a résumé, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Très surveillés par les autorités sanitaires en raison de leur contagiosité accrue et d’une possible résistance plus forte aux vaccins, les variants sud-africain et brésilien restent stables au niveau national, mais leur part a augmenté dans certains territoires, avec des estimations à 11 % en Ile-de-France, par exemple. M. Attal a également cité la Charente (15 %) et la Vendée (14 %).

L’exécutif n’a pas fixé d’objectif chiffré de contaminations pour rouvrir les terrasses, commerces, lieux culturels et repousser le couvre-feu à 21 heures le 19 mai, M. Macron ayant seulement évoqué la possibilité d’« actionner des freins d’urgence » dans les départements qui dépassent un taux de 400 nouveaux cas pour 100 000 habitants sur sept jours. Beaucoup trop léger, jugent nombre d’épidémiologistes. « Tous les autres pays retiennent des seuils beaucoup plus bas », déplore ainsi Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). « Le nombre de cas baisse, mais on a à peine passé le pic. On relâche sans avoir diminué vraiment la pression à l’hôpital. »

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