Covid-19 : la France se prépare à lancer une campagne pour une 3e dose de vaccin à la rentrée

Covid-19 : la France se prépare à lancer une campagne pour une 3e dose de vaccin à la rentrée

Emmanuel Macron a confirmé que cette campagne de rappel visera « les plus fragiles et les plus âgés » ayant reçu les deux doses initiales de vaccin au début de la campagne vaccinale.

A quelques heures de la décision du Conseil constitutionnel sur le projet de loi sanitaire, qui étendrait, dès le 9 août, le passe sanitaire et rendrait la vaccination obligatoire pour certaines professions, les derniers chiffres de l’épidémie ne cessent d’augmenter.

Hospitalisations. Selon le dernier bilan de Santé publique France, publié mercredi, 8 134 personnes atteintes du Covid-19 sont hospitalisées, contre 7 208 il y a une semaine.

Réanimation. Les malades les plus atteints sont au nombre de 1 371, contre 992 une semaine auparavant.

Décès. Le nombre de morts quotidiennes dans les hôpitaux augmente également, avec 53 morts en un jour, contre 14 morts le 28 juillet.

Tests. Des données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) montrent que le nombre de tests PCR ou antigéniques a atteint des records la semaine dernière, avec 4 118 800 réalisés entre le 26 juillet et le 1er août. Selon la Drees, « les 26-40 ans deviennent la catégorie d’âge où les tests sont les plus nombreux ». Les tests PCR deviendront payants en France, dès octobre.

Le gouvernement avait évoqué la possibilité de vacciner une troisième fois la population la plus fragile depuis le mois de juin, Emmanuel Macron l’a confirmé, jeudi, dans une vidéo publiée sur Instagram. Dans le cadre de la séance de questions-réponses virale lancée cette semaine par l’Elysée, le chef de l’Etat a annoncé que « nous nous préparons, comme les autres pays européens, à faire cette troisième dose, et nous le ferons à partir de la rentrée ».

Ce rappel ne sera « pas pour tout le monde, tout de suite », selon M. Macron, mais en priorité « pour les plus fragiles et les plus âgés » ayant reçu les deux doses initiales de vaccin au début de la campagne vaccinale. Jusqu’ici, l’Allemagne et Israël étaient les seuls pays à avoir annoncé des campagnes pour cette troisième dose, aussi appelée « booster dose ».

De premières études montrent une baisse précoce du niveau d’anticorps chez les personnes âgées ou susceptibles de contracter une forme grave du Covid-19, ce qui pourrait plaider en faveur d’un rappel pour ces populations. Mais l’opportunité de revacciner toute la population ne fait toutefois pas consensus chez les scientifiques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’y oppose aussi, au nom d’une plus juste répartition des vaccins entre pays riches et pauvres. Elle a appelé à un moratoire sur les doses de rappel « au moins jusqu’à la fin septembre » pour aider les pays qui n’ont pu immuniser qu’une partie infime de leur population.

Un troisième confinement est entré en vigueur, mercredi soir, en Guadeloupe, confrontée à une « croissance exponentielle des cas » de Covid-19, dus notamment au variant Delta. Il prendra la forme, selon les autorités locales, d’un couvre-feu strict de 20 heures à 5 heures et d’une interdiction de s’éloigner de plus de dix kilomètres de son domicile, sauf attestation pour motif impérieux.

Les commerces resteront ouverts, ainsi que les restaurants à midi, mais les bars fermeront, comme les gymnases, stades et piscines. Sur les plages, seule la présence « dynamique » sera permise, dans le cadre d’une promenade, d’une baignade ou de la pratique d’un sport individuel.

Des mesures similaires ont été prises, mercredi, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin. La préfecture a annoncé un couvre-feu de 22 heures à 5 heures du matin jusqu’au 20 août pour limiter les déplacements et les rassemblements, ainsi qu’un durcissement des conditions d’entrée sur les deux îles. « Les indicateurs épidémiologiques ont doublé, l’aggravation se confirme », a reconnu le préfet, Serge Gouteyron.

La semaine dernière, c’étaient la Martinique et La Réunion qui instauraient des restrictions similaires, pour des périodes de trois et deux semaines respectivement. La situation dans ces territoires d’outre-mer avait été qualifiée de « dramatique » par le premier ministre, Jean Castex, car un trop grand nombre d’habitants y sont, selon lui, « rétifs à la vaccination ».

Le gouvernement va mettre en place un dispositif permettant aux touristes, vaccinés en dehors de l’Union européenne, d’obtenir un passe sanitaire, a annoncé, jeudi, le secrétaire d’Etat chargé du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. « Notre objectif est que, dès le 9 août, ces touristes présents sur le sol national puissent obtenir des passes sur le même modèle que les Français établis hors de France », a-t-il déclaré sur France Inter.

Depuis lundi, le gouvernement a mis en place un dispositif pour que les expatriés français, vivant hors de l’UE et vaccinés à l’étranger « avec des vaccins reconnus par l’Agence européenne des médicaments », puissent obtenir un passe sanitaire spécial. Quant aux étudiants étrangers, « les modalités pratiques qui leur permettront de venir » seront annoncées « dans les prochains jours ».

Après la Corse et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), l’agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie a déclenché, mercredi, le plan blanc dans les hôpitaux de la région :

« L’importance du nombre de cas de Covid graves pris en charge a amené l’ARS à demander aux établissements de santé publics et privés de déclencher leur plan blanc, un dispositif exceptionnel destiné à renforcer l’organisation des hôpitaux. »

Tout le littoral méditerranéen est désormais concerné par cette mesure, qui permet de déprogrammer des opérations non urgentes et de solliciter des renforts de personnels. Les services de réanimation des hôpitaux en Occitanie sont à 85 % de leur capacité, et plus de 25 % des patients en réanimation sont atteints du Covid-19, précise l’agence, notant que « les admissions à l’hôpital augmentent actuellement très vite » et que les patients sont « plus jeunes que lors des précédentes vagues [entre 30 et 50 ans], présentent le plus souvent des facteurs de risque » et sont « quasiment systématiquement non vaccinés ».

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