Covid-19 : la France rend les tests PCR obligatoires dès dimanche pour les voyageurs issus de l’UE

Covid-19 : la France rend les tests PCR obligatoires dès dimanche pour les voyageurs issus de l’UE

22:01 - Cette obligation s’appliquera « hors voyages essentiels », a précisé l’Elysée : « Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront en particulier exemptés. »

L’Elysée a annoncé, jeudi soir 21 janvier, que des tests PCR seront exigés, dès dimanche, avant l’arrivée en France pour les voyageurs européens. Cette obligation s’appliquera « hors voyages essentiels », a précisé l’Elysée : « Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront en particulier exemptés. »

Le pays a enregistré 346 morts supplémentaires et près de 23 000 nouvelles contaminations en vingt-quatre heures, selon les chiffres diffusés ce jeudi par les autorités sanitaires, alors que 25 735 malades au total demeurent hospitalisés. Parallèlement, on estime à 824 000 le nombre de personnes ayant reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 en France, a précisé la direction générale de la santé – soit 131 000 de plus en vingt-quatre heures.

La France rend les tests PCR obligatoires dès dimanche

La France exigera, à partir de dimanche à minuit, un test PCR négatif réalisé 72 heures avant le départ pour la plupart des voyageurs européens voulant entrer sur son territoire, a annoncé le président Emmanuel Macron au Conseil européen, a rapporté l’Elysée.

Paris avait déjà décidé le 14 janvier de soumettre à cette règle les voyageurs en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne (UE). Les travailleurs transfrontaliers et les travailleurs « essentiels » en étaient déjà exemptés. L’Elysée a précisé que l’approche choisie par le chef de l’Etat était également celle de « beaucoup de ses homologues européens ».

A Stockholm, l’agence européenne chargée des épidémies a invité de son côté les Européens à « se préparer à une escalade rapide de la rigueur des mesures [pour contrer le virus] dans les semaines à venir afin de préserver les capacités de soins, ainsi qu’à accélérer les campagnes de vaccination ».

De 1 % à 1,5 % des cas concernés par le variant britannique

Une semaine après avoir avancé l’horaire du couvre-feu à 18 heures pour l’ensemble du territoire, le ministre de la santé, Olivier Véran, a prévenu, jeudi, que le gouvernement « pourrait être amené à prendre des mesures plus dures, [lesquelles] iraient jusqu’à un confinement » si jamais la circulation du variant britannique du coronavirus devait sensiblement augmenter en France.

Interrogé à l’occasion du journal télévisé de 20 heures sur TF1, Olivier Véran a indiqué que, à ce stade, le variant britannique représentait 1 % à 1,5 % du total des contaminations quotidiennes par le Covid-19 dans l’Hexagone, « soit 200 à 300 cas par jour ». « Ce variant (…), c’est presque le même virus, sauf qu’il est plus contagieux. C’est une course contre la montre pour l’empêcher de se propager », a-t-il insisté.

Repéré en premier lieu au Royaume-Uni, le variant dit « britannique » inquiète la communauté internationale. Même s’il ne paraît pas intrinsèquement plus dangereux que la forme du coronavirus globalement répandue jusqu’alors, il risque de poser un problème majeur : une recrudescence des contaminations entraînerait une hausse du nombre de malades admis à l’hôpital, et avec elle un risque accru de voir le système submergé.

Le Royaume-Uni connaît actuellement de grosses difficultés au sein de ses hôpitaux, qui ont enregistré, mercredi, 1 820 décès supplémentaires dus au Covid-19. « Cela va continuer, car ce à quoi nous assistons est le résultat du nouveau variant », a averti le premier ministre britannique, Boris Johnson. D’autres variants, dont l’un a été détecté en Afrique du Sud, s’avèrent eux aussi préoccupants aux yeux de la communauté internationale.

Les remontées mécaniques ne devraient pas rouvrir en février

Dans ce contexte, l’heure n’est donc pas à un allègement des restrictions. Comme annoncé hier, les remontées mécaniques ne rouvriront pas le 1er février, a confirmé Olivier Véran sur TF1. Et « il y a très peu de chances qu’elles rouvrent en février », a-t-il ajouté, « à cause des mouvements de population, des rassemblements dans les chalets, qui peuvent être sources de contamination » – sans compter les possibles admissions à l’hôpital pour des blessures liées à la pratique des sports d’hiver.

Pour ce qui est des bars et des restaurants, le ministre n’a pas fait d’annonce, se contentant d’espérer que leur réouverture aura lieu « le plus tôt possible », et ajoutant que « cela dépendra[it] de la situation épidémique ».

70 millions de personnes vaccinées d’ici à fin août

Montré du doigt par l’opposition ainsi que par de nombreux professionnels du monde médical pour la lenteur dont fait état la campagne de vaccination en France, le ministre de la santé a assuré que le gouvernement serait « en mesure » de vacciner 70 millions de personnes d’ici à fin août, à condition que « la totalité des vaccins commandés so[it] validé[e] par les autorités sanitaires européennes et mondiales ».

Le ministre a dit s’attendre à ce qu’« 1,3 à 1,4 million » de personnes soient résolument vaccinées fin janvier – soit davantage que le million annoncé. Le nombre de personnes vaccinées monterait plus rapidement par la suite, pour atteindre « 4 millions fin février, 9 millions au mois de mars, 20 millions à la fin d’avril, 30 millions à la fin mai, 43 millions à la fin du mois de juin, 57 millions à la fin du moins de juillet, et 70 millions – c’est-à-dire la totalité de la population française – d’ici à la fin août », a-t-il énuméré.

Le ministre a assuré que, dans 95 % des cas, les choses se passaient de façon « remarquable », tout en admettant que certains centres étaient confrontés à une situation de « surbooking » – à savoir : lorsqu’ils se retrouvent avec un nombre de rendez-vous pris supérieur à celui des doses de vaccin dont ils disposent. « J’avais demandé l’ouverture de 300 centres : il y en a plus de 1 000 aujourd’hui », a indiqué M. Véran, ajoutant que « ce n’est pas parce que l’on ouvre plus de centres que l’on a plus de vaccins ».

Les masques artisanaux proscrits

En ce qui concerne les masques, le ministre a rappelé que le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommandait aux Français de ne plus utiliser de masque artisanal, fabriqué chez soi. « Ces masques offrent moins de capacité filtrante, a souligné M. Véran. En revanche, je peux vous dire que 95 % à 99 % des masques que vous pouvez acheter dans les grandes surfaces – les masques grand public – sont filtrants. »

Le décret dans lequel figurent ces dispositions ainsi que l’avis du HCSP sur lequel il s’appuie doivent être publiés vendredi matin. Désormais, seuls trois types de masques devront, en principe, être portés dans l’espace public (et ce, en dépit de la difficulté que pose le contrôle effectif du respect d’une telle consigne) : les masques chirurgicaux (issus du monde médical et présentant une face bleue et une face blanche), les FFP2 (les plus protecteurs) et les masques industriels en tissu dits « de catégorie 1 ».

Olivier Véran a par ailleurs annoncé que 45 millions desdits masques grand public seraient distribués gratuitement par La Poste à quelque 7 millions de Français « dont la situation financière ne leur permet pas forcément de s’équiper ». « Ce sera le troisième envoi du genre », a-t-il précisé.

Enfin, le gouvernement va modifier la distance de sécurité nécessaire en deçà de laquelle tout un chacun est considéré comme cas contact s’il ne porte pas de masque. Ayant jusqu’à présent été fixée à un mètre, celle-là va passer à deux mètres. Il s’agissait cette fois encore d’une préconisation du HCSP, en réaction à l’arrivée des nouveaux variants.

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